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Société Internationale de Myothérapie |
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Article: Station bipède et station quadrupède
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Résumé
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Il est intéressant de comparer la position bipède, propre à l'homme, et la position quadrupède, que l'homme prend d'ailleurs parfois (orateur appuyant ses mains sur son pupitre, se relever d'une position allongée sur le ventre, "pompes" en gymnastique, etc...). Pour le quadrupède nous prendrons ici l'exemple du cheval, d'autant plus intéressant que la plupart de ses boiteries se soignent bien par Brachy-Myothérapie. Paradoxalement la position quadrupède consomme moins d'énergie que la position bipède, grâce à divers systèmes osseux, tendineux et ligamentaire. Bien que les os du cheval sont relativement proches de ceux de l'homme, pour la station debout k'homme utilise ses muscles, alors que le cheval, en apparence en complet déséquilibre, ne les utilise paradoxalement pas: il ne les utilise que pour le mouvement. Ce qui lui permet de se reposer debout, ce que l'homme ne peut faire. L'étude comparée a non seulement un intérêt intellectuel: la pratique de la Brachy-Myothérapie permet de traiter non seulement les chevaux, en général pour les boiteries ou des caractères difficiles, mais aussi les chiens et les chats, parfois pour des indications plus surprenantes, comme l'eczéma (voir les cas cliniques décrits par le Dr vétérinaire Declert dans les premiers numéros de la re).vue
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Introduction
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La station debout doit à la fois consommer le moins d'énergie possible et correspondre aux besoins.
Au premier abordla position bipodale est beaucoup plus économique en énergie que la position quadripodale: l'homme debout est en quelque sorte "empilé". Il peut ainsi se servir de ses mains.
Alors que la plupart des articulations du cheval, que nous prendrons comme exemple de quardrupède, sont à l'arrêt en semi-flexion permanente quand il est debout, prêtes à se détendre pour donner l'élan nécéssaire à une fuite rapide, son seul moyen de défense: or cette position debout l'oblige à éviter la flexion complète des articulations, qui provoquerait bien sur la chute.
Mais contrairement à l'homme, ceci se fait très peu avec les muscles. Nous avons donc dans les deux cas paradoxalement un squelette humain et un squelette de cheval avec beaucoup de points communs, mais un fonctionnement debout à l'arrêt tout à fait opposé: malgré les apparences l'être humain consomme plus d'énergie, car il tient debout grâce aux muscles. Il est donc fatigable.
Alors que pour la station debout du cheval, quasiment aucun muscle n'est sollicité: ce sont ligaments, tendons transformés en ligaments par des brides, et quelques mécanismes assez ingénieux comme l'accrochage passif de la rotule au fémur, etc... qui permettent une station debout très peu consommatrice d'énergie!
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1- L'homme debout
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Chez l'homme debout, qui doit pouvoir agir avec ses mains, le corps est comme "empilé" et très peu de muscles travaillent en permanence. La position bipède est très économique au point de vue énergie musculaire: la hanche étant exactement au-dessus du genou qui se trouve exactement au-dessus de la cheville, seuls quelques muscles de la cheville, dont le Soléaire, travaillent en permanence. Le Soléaire évite la flexion intempestive des chevilles (le centre de gravité du corps se projettant en avant de l'articulation tibio-tarsienne). Mais l(homme debout est rarement en appui égal sur les deux pieds, position certes économique mais qui en contrepartie ne permet pas aux quelques muscles indispensables à la position debout de se reposer. Même sans marcher, on passe sans cesse l'appui d'un pied à l'autre, ce qui permet au muscle Soléaire d'un coté de se reposer pendant que l'autre travaille (et en se recontractant celui-ci sert de "pompe" pour ramener vers le haut le sang veineux des pieds). L'appui sur un seul pied à la station debout (comme lors de la marche) rompt l'équilibre de l'empilement afin que le centre de gravité soit au dessus du pied porteur, et oblige donc d'autres muscles à travailler pour empêcher la bascule du bassin, donc du corps. Ce sont surtout la partie supérieure du muscle Grang Fessier et le muscle Tendeur de Fascia Lata, qui ensemble forment ce qu'on appelle le "Deltoïde Fessier", dont le tendon est un renforcement de l'aponévrose de la cuisse, la Bandelette Ilio-tibiale, qui s'insère sur le tibia et la rotule, accrochant ainsi le côté externe du bassin au tibia. A cela il faut rajouter le travail de quelques autres muscles, comme Iliopsoas, car le centre de gravité qui se trouve en général en arrière de la ligne rejoignant les 2 têtes fémorales a tendance à faire basculer en arrière le bassin, donc le corps, par la pesanteur. Malgré somme toute une faible consomation d'énergie, les muscles cités se fatiguent assez rapidement, d'où le besoin de s'asseoir ou de s'allonger pour se reposer (position dont on se relève "à quatre pattes" grâce au concours de muscles du membre supérieur qui inversent alors leur point fixe).
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2- Le cheval debout
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Chez le cheval, la principale préoccupation est la fuite en cas d'agression. Il doit donc être debout, sur le qui-vive, les membres antérieurs et postérieurs sans cesse utilisés pour maintenir une position d"élan potentiel propice à courir instantanément, pusique c'est sa seule défense. Le cheval s'allonge donc très peu, car cela prendrait trop de temps de se lever en cas d'urgence. (Néammoins il serait éxagéré de dire qu'il ne s'allonge jamais pour se reposer, mais il le fait durant relativement peu de temps). Pourtant il y a chez le cheval assez peu de consommation d'énergie, ce qui permet de maintenir une station debout presque permanente. Car la station debout se fait non pas par les muscles, comme chez l'homme, mais essentiellement grâce à un système de verrouillage des articulations par les ligaments, et des tendons transformés en ligaments par des brides ou par une contractile négligeable. Système quasi inexistant chez l'être humain.
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| Figure 1 |
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A/ Mécanisme commun aux quatre membres
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Le ligament suspenseur (ou: Ligament Sésamoïdien Supérieur), partant de l'arrière du métacarpe (ou du métatarse) recouvre les os Sésamoïdes situés derrière l'articulationmécarpophalangienne (ou métatarso-phalangienne), formant la proéminence allelée "boulet", puis s'oriente en avant pour rejoindre le tendon commun des extenseurs, ce qui empêche l'hyperextension des phalanges, à l'arrêt comme à la marche, tout en permettant leur flexion et le retour à la position neutre lors du mouvement. Fig 2
Quant aux muscles fléchisseurs superficiels et profonds du doigt (rappelons que le cheval n'a qu'un seul doigt par membre, qui est aussi son seul point d'appui), ils ont une bride ligamentaire qui fixe leur tendon au tibia et au métacarpe. Quand ces brides, qui n'influencent en rien sur la capacité de flexion de ces muscles, sont tendues vers le bas, comme c'est le cas à la station debout à l'arrêt, le tendon agit comme un ligament, limitant ainsi la possibilité d'étirement de ces deux muscles par le poids, sans la consommation d'énergie qu'il y aurait si c'était le muscle qui évitait l'extension. Les muscles fléchisseurs superficiels et profond du doigt peuvent donc avoir une action de flexion du doigt, mais à cause des brides ils ne peuvent pas être étirés au-dela de la position physiologique du membre et servant de ligaments, empêchant l'hyperextension du doigt sous le ppids du corps du cheval, et ce bien que les phalanges forment un angle d'environ 45° aussi bien avec le sol qu'avec le membre. (Fig 3)
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| Figure 2 |
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B/ Mécanisme propre aux antérieurs
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De haut en bas: a) L'épaule est maintenue en semi-flexion par le muscle Susépineux et surtout par le muscle Biceps, muscle presque entièrement tendineux, donc peu extensible, qui va de la partie inférieure de l'omoplate au tibia en coulissant sur la partie supérieure de l'humérus, et par un ligament qui s'insère sur lui et sur le métacarpe, le Lacertus Fibrosus. (Fig 3) Ce mécanisme peut être renforcé mais cette fois par une action musculaire, celle du Long Chef du Deltoïde, qui en se contractant oblige le biceps à se déplacer vers l'arrière. b) Les 2 Courts Triceps, qui longent l'humérus et se fixent à l'olécrâne, maintiennent lez coude en extension, et le genou (carpe) demande peu d'action musculaire puisqu'il se trouve au fil-à-plomb sur le coude et au-dessus de l'articulation métacarpo-phalangienne. Il est cependant stabilisé par des muscles comme l'extenseur Radial du Carpe (qui passe devant le carpe) et le ligament Lacertus Fibrosus qui relie ce muscle, et donc le métacarpe, au biceps.
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| Figure 3 |
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C/ Mécanisme propre aux postérieurs
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Deux mécanismes principaux: a) La rotule s'accroche à une proéminence antérieure du fémur (Fig 4). Elle s'oppose ainsi tout à fait passivement à une flexion excessive de l'articulation! Lors de la marche, la rotule sera mise dans un autre axe en étant soulevée par le muscle Quadriceps et tirée par le muscle Biceps Fémoral et le Tenseur du Fascia Lata, et pourra ainsi jouer son rôle durant la marche. b) Ce système est complété par une sorte de "cadran" formé par: - en avant le muscle 3° Péronnier (ou corde fémuro-métatarsienne), presque entièrement ligamentaire, qui s'insère en haut sur une partie inféro-externe du fémur, son point fixe étant le métatarse et le tarse - une flexion du fémur par le poids du cheval entraînerait une ascention de l'extrémité supérieure de la Corde, rendue impossible par la quasi-impossibilité d'élongation du 3° Péronier. Quant à l'extension du Grasset, bien que moins sollicitée, elle est limitée par le tendon commun aux muscles Fléchisseur Superficiel du Doigt, au Triceps Sural et au Fascia Jambier (l'ensemble étant connu sous le nom de "Corde du Jarret") Fig 6)
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| Figure 4 |
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| Figure 5 |
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| Figure 6 |
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D/ Bibliographie
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Baronne: Anatomie comparée T. 2; Vigot 1989 Budras, Sack & Röck: Anatomy of the horse; Mosby-Wolfe 1994 Budianski: The Nature of Horses; Orion 1997 Goody: Horse Anatomy; Allen 1983
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E/ Exemple de pathologie aiguë
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Quatre jours avant un concours complet d'équitation sur poney (dressage + cross + saut de barres) comptant pour la sélection aux championnats de France, un poney se met à boiter, sans raison apparente: membre postérieur droit raide. Diagnostic classique: problème ligamentaire.
Que faire? Nous n'avions pas beaucoup de temps, et c'était soit le rebouteux (sans garantie/...) ou moi, bénévolement bien sûr, mais sans garantie non plus...
Ayant confiance en la Myothérapie, nous optons pour celle-ci.
Traitement: début de chaîne (à vous de deviner lesquels pour l'instant...) et traitement en tirant le membre arrière droit en avant et en dedans (le thérapeute étant situé du côté opposé à traiter) les muscles dont la contracture semblait bloquer la rotule en position accrochée au fémur, empêchant ainsi le Grasset de se fléchir.
Une seule séance et 2 jours de repos. Au 3° jour, veille du concours, le poney non seulement ne boite plus à la marche, mais laissé ni monté ni longé dans le manège il fait des bonds dans tous les sens, comme pour profiter du bon fonctionnement retrouvé!
Et, pour la petite histoire, ce poney qui quelques jours avant puvait à peine marcher, se classa le lendemain vice-champion régional...
PS: Si ce genre d'articles comparatifs vous intéresse faites-le moi savoir, nous pourrons en faire d'autres.
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